Jasse de l’Estagnolette – 18 février 2018

Préambule

Pourquoi la Jasse de l'Estagnolette ? Certains, même, diront : Encore ! Oui, La Jasse de l'Estagnolette est une destination où nous allons souvent. Il y a plusieurs raisons à cela.

Le point de départ est à 900 mètres d'altitude avec un parking (3 places) directement en bordure de la départementale qui est bien déneigée (équipements ou pneus neige très fortement conseillés malgré tout). Le départ de la randonnée se fait directement depuis le petit village de Senconac ; il faut souvent porter les raquettes sur le sac au démarrage mais ce n'est qu'un très léger inconvénient.

La montée se fait toujours sur des pentes boisées peu inclinées et de toute manière toujours inférieure à 30° (pensez à regarder le site IGN avec ses cartes les indiquant ; quelques explications sur le même site) et presque tout le temps en sommet de croupe. Quelles que soient les conditions de nivologie, le risque reste faible en dehors d'un seul secteur, le roc de Boucare.

Coulées sous le roc de Lauzate

L'arrivée se fait au centre de la Jasse et donc éloignée des pentes raides du pic du Han et de la crête opposée où des coulées sont régulièrement visibles. Attention toutefois, si l'envie prend de vouloir pousser soit vers le pic du Han ou  vers l'Estagnole car les risques d'avalanche sont très sérieux en fond de vallon.

Le point de vue est beau que ce soit en montant avec la vue dégagée sur le plateau de Beille, ou en regardant à l'arrivée vers le fond de vallon. C'est un endroit paisible, peu fréquenté de ce côté (nous sommes fréquemment seuls alors que les skieurs dévalent les pentes des Monts d'Olmes de l'autre côté de la crête). On rencontre très souvent en montant des mouflons et avec un peu de chance un couple de gypaètes barbus.

La sortie

Mer de nuages dans la vallée

Mer de nuages dans la vallée

Mais me direz-vous, il faisait beau avec un risque 2 dans le secteur ce jour-là. Pourquoi choisir un endroit sûr comme celui-ci ? Très bonne question. En temps normal, nous aurions fait tout autre chose mais un virus s'est invité et nous sommes accueillants et partageurs ; bref, nous n'étions toujours pas en forme et il nous fallait profiter du très beau temps sur une sortie pas compliquée et courte de préférence.

Mouflons au 30 mm

Nous voilà partis depuis Senconac en suivant le balisage jaune vers Verdun jusqu'au panneau Pic du Han qu'il faut suivre ; un très vieux balisage de gros points orange rouille parsème le sentier irrégulièrement. Le chemin est très large pour démarrer et ne peut pas se rater ; il est très utilisé par les troupeaux et se trouve à proximité d'un village qui avait beaucoup plus d'activité dans le passé. Le beau temps est bien présent même si les habitants en fond de vallée autour de Tarascon-sur-Ariège sont sous les nuages.

Il n'y a même pas dix minutes que nous avons démarré et nous voilà nez-à-mufle ou presque avec une troupe de six mouflons paissant tranquillement à moins de cent mètres. Joulua reste calme, enfin elle m'écoute car elle aurait bien aimé aller les voir. Après quelques minutes à nous observer mutuellement, nous continuons notre chemin et l'autre partie de la troupe se trouve juste au dessus de nous à moins de cinquante mètres. Ils sont huit et c'est comme toujours un grand bonheur ; surtout qu'ils ont confiance et ne s'enfuient pas. Bref, la journée commence bien.

La montée continue avec les raquettes sur le dos, doucement ; on peut même dire que nous nous traînons ; c'est fou ce que cela peut peser lourd un virus. Nous faisons une petite halte au dessus du roc de Boucare pour admirer le paysage et espérer revoir les mouflons. Nous verrons par la suite qu'ils sont descendus jusqu'au village et nous ne le rencontrerons qu'au retour. La neige commence à être plus présente mais sans nécessiter encore les raquettes. Nous les chaussons une fois arrivés à la cabane du Pas de Crabe d'où le point de vue sur le pic du Han est ouvert et toujours aussi reposant.

Pic du Han

Pic du Han

La montée reste simple sans erreur possible à partir du moment où on reste sur la croupe ou approximativement. Malgré notre lenteur, nous décidons de revenir à la cabane au retour pour manger ; nous avons le temps.

Le sentier continue à travers bois avec quelques balises ou cairns jusqu'à un premier petit promontoire ; il continue ensuite en passant à droite de la croupe finale (que l'on pourrait aussi emprunter) et en surplombant le ruisseau qui coule depuis la jasse. Depuis longtemps nous ne voyons plus que des traces d'animaux ; personne n'est monté ici depuis quelques jours. C'est très agréable de se retrouver dans un champ vierge à l'arrivée.

Jasse de l'Estagnolette et pic du Han

Jasse de l'Estagnolette et pic du Han

En cas de risque modéré d'avalanche, il est possible de monter au pic en passant par sa crête sud en évitant ainsi le fond de vallon plus dangereux. Malgré sa taille modeste, il ne faut pas oublier les crampons et le piolet car le haut est très souvent glacé.

Il ne nous reste plus qu'à redescendre à la cabane du Pas de Crabe pour manger et rentrer tranquillement au parking avec une belle vue sur la chaîne des Pyrénées.

Retour vers la cabane du pas de Crabe

Retour vers la cabane du pas de Crabe

Juste avant d'arriver à Senconac, comme expliqué plus haut, nous aurons une dernière fois le plaisir de voir la troupe de mouflons à quelques mètres des habitations. Malgré la fatigue, la journée aura été des plus agréables.

Traces GPX
Cartes IGN

Album Flickr

 

Signature Stéphan Peccini

 

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