2 jours à la cabane de l’étang d’Appy

Préambule

Cabane de l'étang d'Appy

Cabane de l'étang d'Appy

La cabane de l'étang d'Appy (voir le site Refuges, cabanes et abris des Pyrénées) se trouve dans le Massif de Tabe auprès de l'étang dont elle tire son nom dans un cirque encaissé, fermé partiellement côté vallée par un promontoire ; cet ensemble donne l'impression de se trouver en haute altitude alors que l'étang se trouve uniquement à 1700 mètres. Cette destination est très appréciée des randonneurs à pied, en raquettes ou en ski car elle est facile d'accès que ce soit en passant par les Monts d'Olmes ou depuis le village d'Appy. 

Pente 30° IGN avec trace GPX - étang d'Appy

Pente 30° IGN avec trace GPX - étang d'Appy

Il y a deux endroits où il faut faire attention en hiver à cause des pentes de plus de 30°. La première avant les Près des Mouillères où l'on passe dessous. En cas de danger possible (toujours se renseigner auprès de Météo France sur la nivologie) dans cette zone, il est possible de monter en crête avant d'y arriver (au niveau de la Serre) en la continuant jusqu'au début du replat qui part à l'étang ; au passage, on trouve une cabane pastorale fermée. La deuxième zone se trouve juste en sortie du bois avant de monter au replat qui part à l'étang (au dessus de Denladel) ; la bascule de la montée au replat est souvent surmontée d'une corniche qui ne se voit pas toujours.

Cirque de l'étang d'Appy

Cirque de l'étang d'Appy

L'idée initiale du week-end, où je suis tout seul avec Joulua, était de passer 4 jours du vendredi au lundi en montant à l'étang d'Appy, puis en faisant les crêtes avant d'aller à la cabane de la Jasse de Sédar, pour monter le dimanche bivouaquer au Saint-Barthélemy et rentrer le lundi.

Comment dire ... Avec le temps que nous subissons depuis plusieurs semaines pour ne pas dire mois, ce programme n'était pas adapté pour dimanche et lundi avec des pluies ou neiges annoncées accompagnées de vent fort à violent. Je me suis donc contenté de monter pour passer une nuit à la cabane de l'étang d'Appy le vendredi et adapter samedi selon les conditions ; la pluie n'est pas annoncée mais le vent oui. Vous pensez que ce seront les seuls éléments pimentant ces deux jours. Vous vous trompez mais il faut lire la suite pour tout savoir.

Vendredi, 6 avril

Je ne suis pas seul

Exceptionnellement, mais j'espère sincèrement renouveler l'expérience, je monte avec Patrick et Miroslava. Nous nous sommes connus au travers de notre passion commune pour la montagne avec une passion commune du partage. Mais Patrick ne partage pas des photos, il partage du son qu'il enregistre en montagne pour faire des cartes postales sonores. Vous souhaitez découvrir son travail ? Rien de plus facile : il suffit d'aller sur son site. C'est un vrai plaisir de découvrir la montagne différemment.

Nous nous retrouvons au parking d'Appy et la première surprise est de voir qu'un écobuage est prévu en montant. J'espère qu'il ne sera pas trop important et selon l'endroit et le vent, nous pourrons essayer de passer en crête (comme indiqué plus haut) ou de rester sur le chemin.

C'est parti pour la cabane de l'étang d'Appy

Nous commençons à monter et je vois Patrick lancer son enregistreur (une belle bête à porter à la ceinture) auquel est connecté son micro avec la bonnette grand vent : du matériel de professionnel, qu'il est. Et là surprise, il commence à m'interviewer ; je pensais qu'il venait uniquement pour des sons de la nature mais il me dit que l'émission radio qu'il prépare contiendra mon interview ; si vous souhaitez savoir de quoi nous avons discuté, il faudra patienter pour que le montage soit fait ; je vous tiendrai au courant mais bien évidemment, cela tourne autour de la montagne et de la photo.

Nous montons tranquillement pour deux raisons ; la première est nécessaire pour que Patrick fasse des enregistrements et que nos pas ou discussions ne perturbent pas ses micros qui sont très sensibles ; la deuxième est mon manque de forme que je ne m'explique pas sur cette sortie. Mais grâce à leur présence qui est un facteur de motivation, la montée se fera, difficilement, mais elle se fera ; je penche pour une fatigue induite par le manque de sommeil de la semaine.

Au niveau des Près des Mouillères, nous trouvons l'écobuage surveillé par le berger (je suppose que c'est lui car il ne m'est pas connu) ; il est de petite taille et ne nécessite pas que nous fassions un détour même si le feu est très près du sentier.

Jusqu'à la bascule dont je parle plus haut, on ne trouve pas de neige en dehors d'une plaque sur une portion à l'abri. Nous sommes à 1650 mètres et la neige a totalement fondu. Toutefois, cela ne va pas durer. 

Entre-temps, je me rends compte qu'un léger décollage de la protection latérale de mes chaussures d'hiver s'est vraiment accentué ; ce n'est pas gênant, pour l'instant, mais je sens que les chaussures ne sont plus étanches et qu'un peu de neige fond et pénètre à l'intérieur. Ce n'est pas bien grave dans ces conditions de température. Mais, qui sait ... Je fais donc avec mais il devient clair que je ne vais pas pouvoir faire grand chose demain.

L'étang d'Appy

Finalement, par accumulation qui a dû être exceptionnelle, le cirque est bien rempli de neige.

Autour de l'étang d'Appy

Autour de l'étang d'Appy

Patrick, sur la photo, marche sur l'étang. Normalement, au bord de l'étang, il y a un gros rocher qui, à ce jour, est complètement recouvert ; derrière la cabane, il y a un mètre et demi. Oui, il y a de la neige mais elle ne tient pas vraiment bien, il suffit de regarder de l'autre côté de l'étang et en haut des crêtes. Les corniches sont imposantes et ne demandent qu'à tomber avec les températures clémentes.

Autour de l'étang d'Appy

Autour de l'étang d'Appy

Après quelques enregistrements et un bon repas, Patrick et Miroslava repartent et nous allons faire une bonne sieste avec Joulua dans la cabane. Son état n'a toujours pas évolué et elle prend l'eau, qui recouvre tout le sol et s'échappe par la porte. Joulua dormira avec moi sur le bat-flanc même si elle sait qu'elle n'a pas le droit ; elle hésitera même à monter et je dois insister pour qu'elle le fasse.

Autour de l'étang d'Appy

Autour de l'étang d'Appy

La sieste passée, nous allons nous promener autour de l'étang pour jouer et je vais prendre quelques photos afin de passer le temps dans le calme (nous sommes maintenant complètement seuls). Le temps n'est pas très beau et une légère pluie est tombée quelques instants.

L'étang semble bien gelé mais sur les bords il faut être prudent. Le temps passe et je me dis que la journée va se finir comme cela paisiblement. Nous allons donc manger à la cabane et après le repas, comme il fait bon et peu de vent, nous allons nous promener en remontant un peu le bas du cirque ; plus le temps passe et plus les nuages changent d'un gris peu attrayant à des couleurs chaudes.

La décision est prise de revenir à la cabane et de prendre l'appareil photo. Bien m'en pris car le coucher de soleil va être somptueux.

Autour de l'étang d'Appy

Autour de l'étang d'Appy

Nous reviendrons à la cabane avec les dernière lueurs un peu avant vingt et une heures pour passer une excellente nuit.

Autour de l'étang d'Appy

Autour de l'étang d'Appy

Samedi

Déversoir de l'étang d'Appy

Déversoir de l'étang d'Appy

La nuit, malgré l'absence de matelas a été très bonne. Vers 3 heures du matin, le ciel n'est pas assez dégagé pour faire de la photo de nuit. Ce sera donc pour une autre fois. Au réveil nous allons faire comme en soirée et tourner autour de l'étang pour voir les conditions ; j'ai toujours un gros doute sur mes chaussures mais elles ne seront pas l'élément déterminant. En effet, ce matin, le vent souffle, fort, par rafale. Il se fait déjà bien sentir au niveau du déversoir.

Afin de réaliser un panorama, je décide de monter sur le promontoire à l'entrée du cirque qui surplombe le lac. J'aime ce point de vue.

Autour de l'étang d'Appy

Autour de l'étang d'Appy

Le facteur déterminant dans la suite de notre journée est le vent. Il souffle fort par rafale et certaines rafales nous déstabilisent jusqu'à ce qu'une rafale m'oblige à m'asseoir et Joulua à se coucher. Il était impossible de tenir debout. Temps gris, vent très violent, chaussures dégradées et forme minimale, la décision est prise : on rentre, contents de nos deux jours mais on rentre. La descente me donnera raison pour les chaussures ; heureusement que j'ai toujours de petites sangles avec pinces crocodiles ; la chaussure droite lâche sur le côté intérieur et je dois faire une réparation de fortune qui me permettra d'arriver jusqu'au parking.

L'objectif des deux jours est atteint avec une randonnée partagée, des photos intéressantes, une nuit en altitude et un repos de l'esprit bien mérité.

Traces GPX
Cartes IGN
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Album Flickr

 

Signature Stéphan Peccini

 

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