GRP tour du pic des Trois Seigneurs, avorté et modifié

Préambule

Nous sommes en vacances et notre objectif initial était de passer deux semaines en montagne. Avec la météo, nous avons dû réviser à la baisse nos ambitions. Toutefois, un créneau de cinq jours peu perturbés (un peu de pluie mais a priori plutôt en fin de journée ou pendant la nuit) semble se dessiner du 1er au 5 mai. On va donc en profiter pour sortir. Les conditions de neige sont encore peu favorables (niveau d'avalanche pouvant être élevé) ; il faut donc choisir un endroit pas trop haut à partir duquel nous pourrons randonner pendant cinq jours.

Nous connaissons en partie le secteur de Gourbit et de Saleix et le GRP tour du pic des Trois Seigneurs se faisant en cinq jours semble tout indiqué.

Le GRP tour du pic des Trois Seigneurs

En effet, ce GRP est une boucle de 70 km environ et 4500 mètres de dénivelée, oscillant entre 700 et 2000 mètres environ ; il passe par Liers, le col de Port, Rabat les Trois Seigneurs, Gourbit, Lapège, Suc, le port de Saleix et retour, avec comme principe de tourner autour du pic, sans toutefois jamais y monter.

Les recherches sur Internet ne sont pas fructueuses et je ne trouve qu'une trace qui fasse le circuit attendu et quasiment aucune information sur les possibilités en cabane, sources, ravitaillement, ... Ce n'est pas bien important car le circuit est dans une zone simple et proche de la "civilisation". Le risque est donc minime. La décision est ainsi prise de faire le tour en totale autonomie (repas et tente) et de profiter des opportunités lorsqu'elles se présenteront. Quelques cabanes sont identifiées mais plutôt dans la partie sud-ouest du circuit.

L'organisation

Le choix du point de départ se fait en fonction du ravitaillement. En partant du principe que nous avons cinq jours de ravitaillement sur nous, il faut démarrer en positionnant le passage au dessus de Vicdessos au troisième jour en cas de difficultés sur une journée. Le gîte de Liers est donc choisi pour démarrer de préférence au col de Port : d'abord pour une question de sécurité de la voiture car je préfère un endroit isolé à un endroit de passage où il est facile de repérer une voiture arrêtée plusieurs jours ; ensuite pour une raison de motivation liée à la longueur de la piste forestière allant du gîte à col de Port que je préfère faire en début de circuit qu'en fin.

Nous avons deux tentes, une légère limite trois saisons et une robuste quatre saisons (c'est une tente d'expédition) ; les deux sont auto-portantes et cela aura son importance par la suite. Si nous prenons la légère, il faut alors prendre les duvets intermédiaires (confort à -10°C) ce qui alourdit et nous met plus en risque en cas de très grosses pluies ou vents forts. La choix se porte sur la tente quatre saisons avec les duvets légers.

En ce qui concerne la nourriture, le principe de base est le suivant :

  • petit déjeuner avec du SporDej (peu de volume et poids mais énergie importante), Belvita et compote
  • déjeuner à base de pain (trois tranches chacun), charcuterie (environ 50 g par repas : une tranche de jambon sec par exemple) et du fromage
  • goûter avec quatre-quarts et dessert type flan, mousse, ...
  • repas chaud type purée, pâtes, soupes,  ... et dessert

Tout est prêt mais finalement, cela ne va pas se passer comme prévu et pour plusieurs raisons. J'y reviens dans la suite du récit.

Jour 1

La voiture est garée en bout du bout de la départementale au niveau de l'église. Le temps n'est pas vraiment celui auquel nous nous attendions. Il devait être couvert mais nous démarrons sous la pluie, légère certes mais bien réelle comme les nuages dans lesquels nous nous trouvons. Le GRP suit la piste forestière et ne présente aucune difficulté. Le seul intérêt que nous pouvons trouver à cette situation est que, démarrant avec les sacs lourds, la pente est faible et le sol régulier. Toute la montée se fait en forêt, à gauche les feuillus et à droite les résineux. Le seul horizon visible est la suite du chemin ; de toute manière, s'il avait été possible de voir plus loin, les nuages nous en auraient empêché. Petit à petit la pluie se transforme en grésil puis en neige plus agréable.

Pour ceux qui souhaitent bivouaquer dans le secteur, l'eau et les emplacements sont faciles à trouver et, ma foi, assez agréables. Mais ce n'est pas notre cas et nous continuons. Nous continuons au point de ne pas comprendre pourquoi sur une baraque en bord de piste une vieille croix de mauvaise direction est présente ; nous cherchons rapidement sans trouver le bon passage. On comprendra notre erreur au retour. Certains doivent se dire : le retour ? quel retour ? ne doivent-ils pas faire une boucle et donc ne pas repasser par ici ? J'y viendrai plus tard.

Col de Port depuis le Roc Blanc

Col de Port depuis le Roc Blanc

Nous poursuivons sur la piste jusqu'à atteindre la route et mon GPS sur le téléphone m'indique qu'elle monte bien à col de Port. Je parlerai par ailleurs de cette application que j'apprécie vraiment. En remontant, nous passons à côté de la fontaine de Guindoulé où nous ravitaillons ; en effet depuis le col de Port, le GRP monte en crête et l'eau ne sera pas présente. La montée sur 350 mètres de dénivelée se fait dans un sentier bien marqué visible malgré la neige qui recouvre le sol et le brouillard qui perturbe la vision vers le haut.

Nous nous arrêtons pour manger au niveau du Roc Blanc, point où le GRP tour de Barguillière rejoint pour quelques kilomètres notre circuit. Lors d'une éclaircie dans le brouillard, nous pouvons voir des chevreuils traverser le sentier à quelques centaines de mètres plus loin vers le Sarrat de la Pelade. Ils sont suivis quelques minutes plus tard par un renard. Cela fait plaisir et augure d'un bon séjour. Enfin, c'est ce que nous pensons sur le moment.

Crête depuis le Roc Blanc

Crête depuis le Roc Blanc

Le repas terminé, nous reprenons notre chemin dans un brouillard de plus en plus dense et sans trouver correctement notre chemin sur cette montagne fréquentée régulièrement par les vaches. Les traces du GRP doivent être sous la neige. Le cheminement n'est toutefois pas difficile car il suffit de suivre la crête. Il est dommage que les nuages nous brouillent la vue . Un peu plus loin, des traces allant dans l'autre sens que le nôtre apparaissent et nous verrons les personnes de loin. La séparation des deux GRP se fait avant le rocher de Batail et elle est bien indiquée par un poteau que l'on peut difficilement rater. Mais une belle corniche nous attend que nous allons contourner par l'est en descendant une pente qui nécessite toute notre attention avec notre chargement. Bon, OK, Joulua se moque de nous et gambade avec son sac de bât bien rempli. La descente vers Saurat (bien que le GRP n'y passe pas) est matérialisée par une série de poteaux qu'il suffit de suivre en évitant les zones trop marécageuses suite à la fonte récente des névés. L'eau est de nouveau présente et avec le temps qui s'améliore un peu, il commence à faire chaud et de l'eau fraîche est bienvenue.

Vers 1300 mètres d'altitude et après sept heures de marche environ, nous croisons un ruisseau avec une belle zone de bivouac où nous allons passer la nuit. Le temps est incertain et il se remet de temps en temps à neiger voire à tomber du grésil ; le vent est aussi de la partie et abaisse significativement la température ressentie. On se rassure en se disant que demain est une belle journée qui sera bien agréable.

Une fois la tente montée, nous nous mettons à l'abri du vent et prenons un peu de repos en même temps que nous nous restaurons légèrement. Nous profitons d'une accalmie pour faire à manger chaud et nous réintégrons rapidement la tente afin de finir tranquillement la journée et dormir bien à l'abri de la neige et du grésil que le vent pousse et fait cingler sur la toile. Le choix de la tente s'avère être le bon car il va faire froid cette nuit, dehors.

Jour 2

Lever de soleil depuis notre bivouac

Lever de soleil depuis notre bivouac

Ce jour démarre très bien malgré le froid qui semble présent (il fait bon dans la tente sous le duvet). En effet, une belle lumière pénètre avant que le soleil se lève. Il n'y a en effet pas de nuage et la météo avait vu juste ; grand beau temps pour commencer. Mais froid. La gamelle d'eau de la chienne est complètement gelée et après avoir brisé la glace (même si nous nous entendons très bien avec Joulua), l'eau que nous lui remettons gèle en un quart d'heure. La tente est recouverte de givre sur les arceaux et le fond ; la condensation, limitée par un excellent système de ventilation, a elle-aussi gelée. D'un autre côté, c'est plus facile à gérer qu'une tente mouillée. Il suffit de taper et la glace tombe.

Lever de soleil depuis notre bivouac

Ayat, Rabat les Trois Seigneurs

Ayat, Rabat les Trois Seigneurs

L'objectif du jour est de rejoindre le col de Lastris au dessus de Gourbit. Nous nous mettons en route en reprenant le sentier qui descend vers la vallée en direction d'Ayat dans un premier temps. Comme nous passons des villages, la décision a été prise de ne pas se charger en eau en dehors du minimum.

Notre première déception du jour est que nous passons beaucoup de temps soit en forêt sans visibilité, soit sur une piste présentant peu d'intérêt soit carrément sur la route. Le seul point positif avant d'atteindre Rabat-les-Trois-Seigneurs est la vue sur la vallée et un belvédère.

Belvédère

Belvédère

Je ne prends pas beaucoup de photos dans les sorties mais je pense avoir battu tous les records. La photo du dessus est la dernière que je prendrai de tout le circuit.

Nous nous dirigeons alors sur les villages et préférons couper directement de Bédeilhac vers Rabat par le sentier balisé jaune sans passer par le GRP ; le GRP dans cette section est très éloigné de ce que nous cherchons ; nous savions que nous ne serions pas en haute montagne, mais nous sommes vraiment déçus.

Pour information, au niveau du terrain de sport à côté de la Poste se trouve un robinet pour ravitailler en eau.

De Rabat, en consultant la carte, je décide aussi de ne pas prendre le GRP qui emprunte la route mais un sentier balisé jaune arrivant plus rapidement à Gourbit. La surprise est là quand on se rend compte que le GRP ne passe pas par là où il est indiqué sur la carte mais se trouve à la place du balisage jaune. C'est une bonne nouvelle ... enfin pas tant que ça. En effet, un peu plus loin, à un croisement un balisage jaune part sur la gauche presque à l'opposé de Gourbit et le GRP continue dans la "bonne" direction. Je commets sur le moment une erreur grossière. Je ne consulte pas la carte. En fait, le balisage jaune est bien la continuité de celui que j'avais identifié sur la carte alors que le GRP continue sur une piste sans aucun intérêt et rejoint la route du tracé initial. Nous sommes dans la même situation que le matin : piste plus route, hors de notre élément.

Cela combiné au fait que le temps du lendemain est annoncé à la pluie (et neige en altitude ce qui pourrait rendre le passage du port de Saleix et le mont Ceint difficile même si nous sommes équipés crampons 6 pointes), notre décision est prise, nous rentrerons par le plus court chemin.

Malgré tout, nous allons jusqu'à Gourbit où nous trouvons un moyen (avec autorisation) de dormir au sec même si la toiture à quelques penchants à s'épancher en cas de pluie ; nous montons donc la tente à l'intérieur ; cela nous permettra au petit matin de ne pas démonter la tente humide sous la pluie. C'est appréciable.

Le chemin le plus court sans reprendre celui de l'aller passe par le col de Carlong pour rejoindre, en conservant quasiment toujours la même altitude, la cabane d'Estibat où nous pourrons sécher après la journée pluvieuse. Enfin c'est ce que l'on croit tant pour le dénivelé que pour la cabane.

Nous voilà donc partis pour une bonne nuit en espérant ne pas avoir trop dérangé notre compagne du jour, une petite chauve-souris.

Jour 3

Comme nous nous y attendions, la pluie est présente, à l'extérieur, et c'est avec plaisir que nous rangeons nos affaires au sec. C'est bien le dernier moment que nous parlons d'affaires sèches. Pour être sûrs du chemin, nous décidons de revenir par le GRP jusqu'au croisement avec le sentier qui monte à Carlong. Nous avons déjà pataugé dans la boue et l'eau qui dégouline de toute part mais ce n'était qu'un avant-goût.

La première surprise qui nous attend est une clôture électrique (non annoncée en tant que telle) qui barre le sentier sans possibilité d'ouverture ; il faut donc l'enjamber. Seule Joulua n'a pas pris "le jus" car elle est passée dessous. Et s'il y a une clôture c'est parce qu'il y a des vaches. Elles ne vont pas nous embêter mais un troupeau de vaches qui suit le sentier par temps de pluie ... Je vous laisse imaginer les dégâts sur le terrain. Le sentier est très bien balisé sauf lors d'un passage délicat d'une centaine de mètres où il faut jongler entre le passage dans l'eau et la boue gluante. Nous allons le faire trois fois car la balise de reprise n'est pas évidente à voir. Il ne faut donc pas hésiter et suivre la piste pastorale.

En général, dans ces zones pastorales on trouve des granges vieilles ou récentes, des anciennes cabanes, ... On trouve des endroits où s'abriter. Mais pas cette fois-ci. Nous n'aurons aucun endroit, pas même un bosquet un peu dense, pendant toute la journée où nous mettre à l'abri en dehors de la cabane d'Estibat. Avant d'arriver à l'embranchement entre Carlong (pas le col mais le point d'intérêt) et le sentier jaune qui passe par le col pour aller vers la cabane d'Estibat, le vent se met à souffler, assez fort. A l'embranchement même, auquel on arrive un peu avant par un ruisseau coulant dans le sentier (sinon c'est dans les traces des vaches et pas que les traces), une source coule permettant de se ravitailler ; avec les fortes pluies, les ruisseaux sont souvent boueux et peu propices à se désaltérer.

Le sentier vers la cabane est marqué jaune après le col de Carlong, une fois. Nous ne verrons jamais d'autres traces de balisage. Peut-être étions nous trop concentrés sur la pluie et le vent qui s'intensifie. Ce n'est pas vraiment gênant car le sentier est bien formé au sol et se suit sans difficulté, heureusement.

Quoique ...

Dans une portion du sentier où nous avons commencé à ne plus nous soucier du fait que les chaussures puissent prendre l'eau puisqu'elles sont détrempées malgré les guêtres, nous croisons des chevaux dont deux pouliches avec leur très jeune poulain. Ce n'est pas bon signe car personne ne passe dans ce secteur et les bêtes ne sont pas habituées à la présence humaine. Je les incite par la voix à sortir du chemin ce que fait une mère avec son petit en allant rejoindre le reste du troupeau. Nous pouvons continuer à avancer mais par malchance les deux mères ont décidé de reprendre le chemin dans le même sens que nous. Nous continuons donc pour se retrouver deux cent mètres plus loin nez à mufle avec une des deux mères. Elle reste très pacifique et craintive. On se pousse avec Joulua attachée et les deux mères reviennent en arrière vers leur troupeau. C'est tout bon.

Quoique ...

Nous avançons maintenant sur une ancienne piste forestière en étant un peu à l'abri du vent. Nous allons pouvoir faire une courte pause. Je vois alors Joulua se figer en regardant derrière. Tout le troupeau de chevaux nous suit à une bonne allure. Obligés de continuer, nous forçons le pas, avec plus de quatre heures de marche derrière nous. Nous arrivons finalement à une clairière dans laquelle les chevaux s'éparpillent. Nous allons pouvoir continuer à marcher tranquillement.

Quoique ...

La zone a été déboisée en grande partie et ils nous est impossible de trouver le chemin qui traverse le ruisseau. Tout nous indique que nous sommes sur le bon chemin (enfin pas la carte car sous la pluie et le vent que nous avons retrouvé, il n'est pas possible de la déployer) mais celui-ci s'achève là où nous sommes. Nous allons tourner pendant une grosse demi-heure en avançant dans la piste forestière qui continue mais n'est pas le sentier balisé jaune, en remontant pour voir si nous avons manqué une sortie, en traversant les bois pour essayer de trouver un bout de chemin qui partirait après le ruisseau. Rien et la neige qui s'en mêle. Il faut donc continuer la piste forestière après avoir découvert qu'elle chemine plus bas mais rejoint après 3 ou 4 kilomètres notre sentier.

C'est donc parti et au point attendu, un sentier, disons plutôt un ruisseau, monte vers le nôtre. On le retrouve rapidement et vu comme il est marqué, nous ne comprenons pas où nous avons raté l'autre bout. Pour ceux qui se posent la question : non, on n'est pas repartis dans l'autre sens pour le savoir. Je vous rappelle qu'il pleut et qu'il vente fort, voire très fort, au point de voir Joulua arrêtée net après un virage où elle était à l'abri avant de le prendre.

Le sentier est donc très marqué et arrive sur une belle passerelle qui ne peut qu'augurer d'un beau sentier.

Quoique ...

Passé la passerelle, je cherche le sentier de l'autre côté. A part de l'eau et de la boue, il n'y a rien sauf au loin un petit ruisseau qui coule. C'est notre sentier ! Ce n'est pas avec lui que l'on va sécher les chaussures mais au moins il a le mérite d'exister. Il va rejoindre plus loin une piste forestière bien ... boueuse. Mais ce n'est pas grave car elle mène à l'ancienne maison forestière que j'avais repérée sur la carte. Comme je le pensais, elle est fermée mais elle nous indique que la cabane d'Estibat est à un quart d'heure. L'espoir revient ! On va pouvoir s'installer après presque huit heures de marche et manger, enfin. Comme la cabane est annoncée occupée par le berger en été, je suppose qu'il doit y avoir une cheminée et du bois. Nous ravitaillerons demain ce que nous aurons consommé dans la soirée pour nous réchauffer et sécher nos affaires. Heureusement que nous avons des sacs de compression étanches pour stocker nos affaires propres. Avec le vent et la pluie, les sacs sont très humides malgré les housses de protection. Allez, à nous le confort.

Quoique ...

En arrivant à cent mètres, je me rends compte que la partie annexe est totalement ouverte et qu'il manque la fenêtre à la partie principale. Et la surprise est de taille. Il n'y a ni porte ni fenêtre et la cabane est humide et très sale. Notre espoir est douché, c'est le cas de le dire. Bon, on va monter la tente qui, heureusement, est auto-portante car on ne peut pas la fixer. Le seul avantage finalement, mais il est de taille est que l'on a pu pendre toutes les affaires y compris les vestes gore-tex sans avoir à les stocker à l'intérieur. Les chaussures même trempées ne prendront pas plus l'eau. Nous nous posons encore la question sur l'opportunité de continuer et d'aller jusqu'à la voiture. Mais j'estime à 3 heures minimum le temps nécessaire et il était plus raisonnable de s'arrêter.

Nous allons enfin se mettre des affaires sèches, manger et se réchauffer dans les duvets. Je ne suis pas optimiste sur le fait de passer une bonne nuit.

Quoique ...

Finalement, nous passerons une bonne nuit après cette journée à oublier.

Jour 4

La pluie a cessé dans la nuit mais les nuages nous entourent et ont rendu humide tout ce qui n'était pas dans la toile intérieure. Comme nous rentrons à la voiture ce matin, tant pis, on range tout en l'état ; cela séchera une fois rentrés à la maison.

Le retour vers col de Port est simple à condition d'avoir examiné la carte. En effet, de nombreux sentiers de vaches vont dans le même sens et il est facile de ne pas prendre le bon. Mais on se retrouve facilement à condition que la visibilité soit bonne ce qui n'est pas le cas avec les nuages.

De col de Port, on suit le panneau du GRP et arrivés à la piste que nous avons suivi à l'aller, on remarque le poteau d'indication est tombé et nous ne pouvons pas le remettre en place. Nous comprenons donc la raison de la croix plus haut. Voilà, on marche sous un crachin léger pour retrouver la voiture et des affaires sèches.

Nous retiendrons de ce circuit que l'on ne le fera plus mais qu'au moins il nous aura permis de passer quatre jours dehors. Et je comprends mieux pourquoi je n'ai pas trouvé d'indication sur le circuit complet. Il présente peu d'intérêt dans son ensemble.

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