Jour 6

En direction de Coumebière via Bassiès

Première étape sur le GR10, le refuge de Bassiès

Cabane de Prunadière sur le GR10
Cabane de Prunadière

Après l'épisode comique du loir, la nuit fût malgré tout très bonne dans la cabane de Prunadière. Les premières lueurs du soleil éclairent tout en douceur la montagne avant de commencer à réchauffer l'atmosphère.

Nous faisons une entorse à la routine en prenant le petit déjeuner avant de ranger les affaires. Il aurait mieux valu faire l'inverse comme d'habitude, cela se verra plus tard.

Massif de la Pique Rouge de Bassiès
Massif de la Pique Rouge de Bassiès

Mounicou
Mounicou

Une fois la cabane nettoyée, nous prenons le GR10 qui descend dans la forêt encore humide des épisodes précédents et d'une nuit fraîche. Nous trouvons quelques ruisseaux qui dévalent la pente et si la source était tarie, nous aurions pu nous y ravitailler.

La descente se poursuit jusqu'à Mounicou où se trouve un gîte d'étape du GR10 avant de longer le ruisseau de Vicdessos sur un chemin très agréable.

Nous faisons une petite halte à Marc, charmant petit village, pour ravitailler en eau et profiter des sanitaires avant de monter un peu chercher le long et ancien aqueduc.

Aqueduc en vallée de Vicdessos
Aqueduc en vallée de Vicdessos

Nous y rencontrons des coureurs qui profitent du site et de la qualité du sol, sans embuches. Le secteur est balisé pour la distance par la Fédération Française d'Athlétisme.

Arrivés à proximité du ruisseau de Bassiès, nous restons sur le GR10, même si nous préférons passer par la rive gauche du ruisseau. La rive gauche est plus sauvage et agréable à nos yeux, une fois la centrale dépassée mais il n' y a pas de vraie raison de quitter le GR10.

Une fois arrivés au niveau de la passerelle et du premier étang, Joulua confirme qu'elle n'est pas du tout en forme aujourd'hui. Elle montrait des signes de manque de dynamisme depuis ce matin, signes que nous avions associés à la fatigue. Nous nous installons pour manger et Joulua refuse tout ce que nous lui proposons alors qu'elle plutôt du genre gloutonne. Si nous avions pris le petit déjeuner après avoir rangé les affaires, peut-être que nous aurions pu manger au refuge. Qui sait ?

Nous allons repartir en faisant attention à elle et en prenant le temps quand il le faudra. Notre objectif est de dormir vers Coumebière et c'est encore loin. Elle manque de dynamisme mais elle suit très bien le rythme en se calant dans nos pas.

Un arrêt gourmandise au refuge de Bassiès nous attend : bière artisanale, coca-cola, crêpe mais toujours rien pour Joulua. Il fait chaud et je la force à rester à l'ombre des bancs. Nous y resterons 45 minutes pour se reposer avant de reprendre le chemin. Attention aux indications sur les panneaux. Ceux qui indique le port de Saleix bien avant le refuge ne sont pas "normaux" ; compter au moins une demi-heure de plus. Ceux à côté du refuge sont plus exacts.

Fin de journée vers Coumebière

La montée se fait doucement pour Joulua qui a besoin de se refroidir régulièrement. Cela permet de profiter du spectacle avec les étangs de Bassiès ...

Etangs et refuge de Bassiès
Etangs et refuge de Bassiès

... ainsi que la Pique Rouge du même nom.

Refuge de Bassiès et Pique Rouge
Refuge de Bassiès et Pique Rouge

Le chemin continue ensuite vers le port de Saleix et avec la température qui baisse légèrement, Joulua se sent mieux et nous aussi. Passage rapide à côté de l'étang d'Alate, une dernière montée pour surplomber le port et tout va devenir simple jusqu'à Coumebière. Notre première idée est de dormir dans la cabane Ane Labeilla avec en secours la cabane de Coumebière à côté de la route.

Arrivés au port de Saleix après avoir constaté que la construction que nous y voyons est une ruine, nous décidons de descendre par le GR10 et non par le balisage jaune qui est plus droit dans la pente. Quelle erreur ! En cette fin de journée, nous mettrons 50 minutes pour faire les 280 mètres de D-. Un concours a dû être organisé pour créer le tracé afin de maximiser la distance et le temps passé ...

Ce n'était pas la gaité qui nous animait alors (nous avions envie d'arriver et poser les affaires) et comme il fallait remonter pour rejoindre la première cabane, nous avons continué en direction de celle proche du parking.

Cette cabane n'est pas simple à trouver car aucun chemin visible n'y accède. Il faut descendre environ 200 mètres sur la route et piquer tout droit dans la forêt et réussir à remarquer la cabane dans les fougères.

Cabane de Coumebière
Cabane de Coumebière

Elle est spartiate mais suffisante pour être bien à l'abri. On y trouve un bas-flanc avec un peu de paille et des matelas très fins. Nous mangeons tranquillement dehors (purée potiron et céréales, flanc, chocolat), Joulua refusant encore de s'alimenter normalement ; ces croquettes resteront dans sa gamelle.

La nuit est bonne pour tous, Joulua dormant tout contre moi au cas où, et elle nous repose bien d'une longue journée de 21 kilomètres et 1600 mètres de D+.

Jour 7

De Coumebière à la cascade de Fouillet

Vers la cascade d'Ars, toujours sur GR10

Bonne nouvelle pour Joulua, elle s'est remise à manger et a fini ses croquettes de bon matin. Tout peut donc repartir normalement.

Aujourd'hui nous allons nous fixer un objectif ambitieux. Certains diront trop et ils n'auront pas tort. Nous ne connaissons quasiment pas le secteur jusqu'à Saint-Lizier d'Ustou et j'espère que le chemin sera très roulant ; nous allons donc tenter d'aller jusqu'au gîte de la Colline Verte de Zoher. Par des échanges précédents, nous savons que le gîte est complet pour le week-end mais dispose de places le vendredi.

Il est 7h40 quand nous partons. Nous croisons dès la sortie du parking, une jeune femme qui arpente aussi le GR10 avec son jeune border. Mais elle porte les croquettes de son chien 🙂

Le sentier descend agréablement en direction d'Aulus-les-Bains dans une belle forêt.

Descente vers Aulus-les-Bains par le GR10
Descente vers Aulus-les-Bains par le GR10

Au dessus d'Aulus-les-Bains
Au dessus d'Aulus-les-Bains

Une fois la route traversée, des chevaux, a priori intéressés par des caresses, s'approchent de nous dans leur enclos.

La randonnée de la cascade d'Ars est un vieux souvenir du temps où faire sur une journée 800 était très bien pour nous. C'était il y a quelques années quand nous avions repris la randonnée.

La vue du panneau indicateur à côté des chevaux avec Cascade d'Ars 1h20, nous conforte dans notre espoir de prendre une douche chaude ce soir.

En direction de la cascade d'Ars sur le GR10
En direction de la cascade d'Ars sur le GR10

Le chemin n'est pas très roulant avec beaucoup de cailloux jusqu'à une petite bavante de 100 mètres de D+ en 400 mètres. Nous rejoignons alors une piste forestière avec un nouveau panneau. Cela fait 40 minutes que nous avons laissé l'autre près des chevaux et ce nouveau panneau annonce ... 1h00 pour la cascade d'Ars.

Certes nous ne montons pas vite avec nos sacs et pour nous économiser mais quand même, nous faisons en moyenne, pauses comprises, 300 mètres de D+ à l'heure. Nous laissons de côté les panneaux et leurs indications qui ne sont pas pour nous.

Le chemin remonte le ruisseau dans une belle forêt où nous faisons la rencontre d'un groupe ; nous allons nous suivre jusqu'à la passerelle au dessus de la cascade au niveau de cap de Pich.

La cascade dévale la pente ; le débit n'est pas celui de début de saison mais il reste suffisant pour en faire un point d'attraction du GR10.

Cascade d'Ars sur le GR10
Cascade d'Ars sur le GR10

Nous ne nous en approcherons pas trop et en profiterons pour nous éloigner du groupe. La montée à la passerelle se fait sur quantité de rochers et notre ambition d'aller vite commence à tomber à l'eau. Nous mangeons sur le rocher qui surplombe la passerelle ; nous avons bien fait de nous arrêter à distance car le groupe s'installe juste à côté. Sans être bruyants, il n'en demeure pas moins qu'un groupe n'est pas ce que nous recherchons en montagne.

Après nous être restaurés avec du taboulé et du thon à la tomate, du cake et du chocolat, nous prenons un peu de temps pour nous reposer, au soleil. En descendant, nous ferons jouer Joulua dans l'eau ; elle en raffole tant qu'elle a largement pied 🙂

Nous continuons en direction de la cabane de Guzet. En fonction de l'heure, peut-être pourrions nous nous y installer. Le sentier pour y aller n'est toujours pas roulant et fait les montagnes russes. Nous arrivons à 14h30 environ au niveau de la cabane. C'est trop tôt pour s'arrêter mais trop tard pour espérer rejoindre Ustou.

Dans la forêt en direction de la cascade de Fouillet
Dans la forêt en direction de la cascade de Fouillet

C'est tout l'intérêt d'avoir le tarp ; la soirée sera bonne selon la météo et nous pourrons bivouaquer. S'arrêter à la cabane de Bazets serait une option, mais nous avons décidé d'aller le plus loin possible pour se permettre de remonter le lendemain dormir au col de la Serre du Cot.

Finalement à 16h30, fatigués par la journée plus difficile que nous pensions, la décision est prise de s'arrêter bivouaquer au dessus de la cascade de Fouillet. Nous avons l'impression que nous n'avons fait que monter depuis le matin, ce qui n'est évidemment pas le cas.. Nous rencontrons en montant, une personne qui termine sa portion à Aulus-les-Bains et qui est tout proche de la fin ... de son parcours.

En sortie de forêt et avant que la vallée se resserre fortement sur le ruisseau de Fouillet, nous trouvons l'endroit idéal pour se poser. Un léger monticule sur l'herbe épaisse avec une source d'eau fraîche à 100 mètres. Nous montons le tarp pour nous abriter et nous avons définitivement oublié la douche chaude, un repas préparé avec amour, un bon lit. Finalement le couchage est très bon sur nos matelas avec l'herbe qui amortit bien.

Bivouac au dessus de la cascade de Fouillet
Bivouac au dessus de la cascade de Fouillet

La température est très agréable et le repos sous le tarp en attendant de manger (pâtes au pistou, crème anglaise, chocolat) nous permet de récupérer des 16 kilomètres et 1500 (ou plus) de D+ sur des sentiers pas toujours faciles. Le téléphone passe et nous donnons quelques nouvelles avant d'aller nous coucher, lire un peu et dormir dans d'excellentes conditions.

Est-ce que tout va bien se combiner maintenant pour que nous puissions prendre une journée de repos à la cabane d'Aula ? Nous avons tout fait pour y arriver et nous verrons bien dans les trois prochains jours.

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Signature Stéphan Peccini

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